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Villeneuve-d’Ascq: Gérard Caudron relaxé dans l’affaire du texte du groupe frontiste

Le tribunal correctionnel de Lille a mis un terme ce mardi à un long et pénible feuilleton judiciaire : celui du texte du groupe municipal RBM (Rassemblement bleu Marine), hostile à l’élue LR Sophie Lefebvre, et paru dans « La Tribune », le journal municipal de Villeneuve-d’Ascq, en novembre 2015.


O. H. | Publié le 07/01/2020 La voix du nord



L’affaire aura « pollué » plusieurs séances du conseil municipal, mobilisé quelques avocats et accessoirement fait couler pas mal d’encre, pour finalement disparaître de sa belle mort dans le néant des procédures judiciaires qui n’aboutissent à rien. Depuis novembre 2015, et la publication d’un texte émanant du groupe frontiste (Rassemblement bleu Marine) s’attaquant à la jeune élue LR Sophie Lefebvre (lire le rappel des faits ci-dessous), une sorte de « triangle judiciaire » liait Gérard Caudron, attaqué en diffamation au titre de responsable de publication, Véronique Descamps et Julie Simoens, élues RBM et co-autrices du texte incriminé et leur « victime » Sophie Lefebvre.


Cette dernière, pourtant soutenue sur le fond par Gérard Caudron lors du premier conseil municipal où cette affaire a été évoquée, a utilisé presque tous les recours possibles pour faire condamner ses adversaires pour diffamation… Une détermination qui ne lui aura pas permis d’avoir le dernier mot, puisque le tribunal correctionnel de Lille, estimant que « la diffamation n’est pas constituée » a confirmé ce mardi la relaxe des trois personnes poursuivies : le maire de Villeneuve-d’Ascq et les deux élues frontistes.


Plusieurs procédures relancées pour en finir avec le tribunal correctionnel

Pour Gérard Caudron, qui s’était longuement exprimé lors de l’audience le 19 novembre dernier, cette décision est un soulagement attendu. Déjà, lors des étapes précédentes de la procédure (un premier non-lieu avait été signifié en octobre 2017, avant que Sophie Lefebvre fasse appel de cette décision et obtienne en février 2018 que la cour d’appel infirme le non-lieu), le maire de Villeneuve-d’Ascq ne s’était pas privé de fustiger la loi sur la presse qui le place en position de responsable des écrits de sa propre opposition. Il voyait d’ailleurs dans la détermination de Sophie Lefebvre « une volonté politicienne de nuire (…) un couperet de plus au-dessus de la tête des maires ».


Au terme d’un peu plus de quatre ans de procédures, et à quelques semaines à peine du premier tour des élections municipales, voilà Gérard Caudron (qui n’a pas, pour l’instant, souhaité commenter cette décision) libéré d’une de ses contrariétés judiciaires.


Un bref résumé de l’«affaire»:

Le texte à l’origine de toute l’affaire a été publié dans « La Tribune » de novembre 2015. Le groupe frontiste y avait exposé la décision prise par Sophie Lefebvre. Partie huit mois au Canada pour ses études, elle avait souhaité garder son mandat d’élu, mais comme elle n’exercerait pas pleinement sa fonction, elle avait annoncé qu’elle reverserait ses indemnités (200 euros par mois) à la ligue contre le cancer.


Une telle décision est-elle légale ? Ne fallait-il pas suspendre le versement de ces indemnités ? Ce sont les questions que posait le groupe RBM dans le cadre de l’expression libre des partis politiques, prévue au sein du journal municipal. Le texte était relativement mesuré, mais le titre nettement plus accrocheur : « Notre commune ne doit pas, implicitement, financer les études d’une conseillère municipale ! » est resté en travers de la gorge de l’étudiante. En janvier 2016, alors qu’elle était encore « détachée » au Canada, Sophie Lefebvre avait déposé plainte pour diffamation contre Gérard Caudron, en qualité de directeur de publication, et les deux co-autrices du texte, Véronique Descamps et Julie Simoens.

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